Contenu actualisé le 29.02.2016

L’UEL fortement inquiète du décrochage inflationniste du Luxembourg

Chambre des Métiers Publié le 12 mai 2014 Retour
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Les récentes prévisions économiques de la Commission Européenne, comme d'ailleurs celles de l'OCDE, prédisent au Luxembourg une inflation très supérieure à celle des autres pays de la zone euro. Ainsi, selon la Commission, le Grand-Duché souffrirait en 2014 d'un taux d'inflation supérieur de 0,6% par rapport aux autres pays de la monnaie unique. Cette différence s'accroitrait à 1,2% en 2015.

En clair, il s'avère dès maintenant que notre économie devra encaisser sur ces deux exercices un différentiel d'inflation – et donc une perte de compétitivité – de 1,8%. En même temps, le Gouvernement demande aux entreprises d'augmenter les cotisations pour les absences de maladie de 0,5% en 2015. De surcroît, les entreprises subiront le choc d'une augmentation de TVA de 2%.

Ces chiffres prouvent que l'analyse du Gouvernement, selon laquelle l'inflation relativement basse permettrait de rétablir le système d'indexation sans dommage pour l'économie est fausse. En réalité, à politique constante, nos entreprises vont continuer à perdre du terrain par rapport à celles des pays voisins.

Il est rappelé ici qu'entre 1999 et 2014, notre différentiel d'inflation était défavorable de 5,5% par rapport à la zone euro, voire même de 10,2% (soit plus de quatre tranches indiciaires) par rapport aux trois pays limitrophes.

L'UEL est fortement inquiète de cette évolution à laquelle elle rend attentive depuis des années et qui a été ignorée autant par le Gouvernement précédent que dans la récente déclaration du Premier ministre sur l'état de la nation. Elle appelle le Gouvernement à prendre conscience de cette dégradation rampante qui est une des raisons profondes de notre chômage. A défaut de regagner les parts de marché perdues pendant les dernières années, les espérances gouvernementales en matière de croissance, de lutte contre le chômage et de rétablissement des finances publiques, publiées dans son Plan de stabilité et de croissance, s'avéreront totalement illusoires.

L'UEL demande à rencontrer d'urgence le Ministre de l'Economie pour débattre avec lui des mesures concrètes qui pourraient maintenir la compétitivité de notre économie.

UEL, le 7 mai 2014

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