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Relèvement du salaire social minimum au premier janvier 2013: Une hausse du coût du travail non-qualifié qui exacerbera le chômage et détériorera davantage encore la compétitivité

Publié le 29 novembre 2012

Communiqué de presse du 28 novembre 2012 La Chambre de Commerce et la Chambre des Métiers viennent d’émettre leur avis commun concernant le projet de loi  prévoyant une augmentation du salaire social minimum (SSM) de 1,5% à partir du 1er janvier 2013, pour le porter à 1.874,19 EUR (SSM non-qualifié), respectivement à 2.249,03 EUR (SSM qualifié). Les deux Chambres professionnelles tirent la sonnette d’alarme face à cette nouvelle hausse du coût du travail. Elle fait fi du contexte économique général du Luxembourg, pénalisera avant tout les couches les plus vulnérables de la population, au lieu de les soutenir, et augmentera le chômage au Luxembourg. Le niveau particulièrement élevé du SSM actuellement en vigueur au Luxembourg pose d’importants problèmes, notamment en termes d'employabilité des personnes résidentes sans qualification. En effet, l’augmentation du coût de la main-d’œuvre la moins qualifiée n’incitera pas les entreprises à embaucher ces personnes, mais plutôt à recourir à des travailleurs plus qualifiés, notamment en provenance de la Grande Région. Dès lors, le relèvement du SSM risque d’aggraver davantage à l’avenir les difficultés éprouvées par les résidents non ou peu qualifiées lors de la recherche d’un emploi. En effet, dans la mesure où bon nombre de personnes non qualifiées ont d’ores et déjà une productivité inférieure au salaire minimum, l’augmentation du niveau du SSM au 1er janvier 2013 n’aura pour autre conséquence que l’accroissement du nombre de chômeurs potentiels, de fragiliser davantage la cohésion sociale et de créer une brèche sérieuse à l’objectif politique visant à intégrer prioritairement les personnes non ou peu qualifiées sur le marché du travail. D’une manière plus générale, le projet de loi constitue une nouvelle illustration que le Luxembourg ne parvient pas à  adapter et à ajuster la capacité redistributive de l’économie en fonction de sa capacité productive. Or, cette capacité est une condition de fond de tout développement socio-économique qui se veut durable. Le Luxembourg doit se rendre à l’évidence qu’une période de six ans sans croissance (2008-2013) est incompatible avec des automatismes réglementaires qui renchérissent de 17,9% le coût du travail dans le chef des salariés rémunérés au voisinage du SSM (soit 5 tranches indiciaires de 2,5% et trois relèvements du SSM, à savoir 2,0% (2009), 1,9% (2011) et 1,5% (2013)). L’augmentation du SSM, qui n’est qu’une faculté selon la loi, est ainsi devenue en réalité un automatisme réglementaire, ce qui constitue une nouvelle illustration de l’insuffisance des efforts du Gouvernement visant à résoudre les problèmes structurels du pays. Le Luxembourg est parmi les pays d’Europe qui connaissent la plus forte proportion de salariés payés au salaire minimum. Une telle situation traduit un dysfonctionnement profond du marché du travail, dans la mesure où une proportion importante de salariés est rémunérée dans des conditions qui ne sont pas les conditions normales du marché. D’une part, la conséquence directe du niveau élevé du SSM entraîne mécaniquement un nombre croissant de salariés peu ou pas qualifiés à être « rattrapés » par le salaire minimum. Pourtant, il est évident pour l’ensemble des acteurs économiques qu’il n’est jamais positif que les mécanismes de marché ne jouent que sur une partie réduite du marché. D’autre part, ce « dirigisme salarial » est accentué par l’effet d’entraînement sur les salaires moyens ou supérieurs qu'induisent les conditions de rémunération dans la fonction publique. Une partie croissante des rémunérations relève dès lors de décisions ou mécanismes d’ajustement étrangers au monde des entreprises. Une telle situation n’est pas tenable dans une économie de marché aussi ouverte que celle du Luxembourg, qui comporte par définition une grande partie d’entreprises qui sont des « price takers ». Par ailleurs, en termes de cohésion sociale, le rapport Fontagné sur la compétitivité de l’économie luxembourgeoise de fin 2004 relève que, si la proportion de salariés rémunérés au salaire minimum est importante, le SSM ne parvient pas à remplir son objectif de redistribution. Cette analyse rejoint entièrement celle des deux Chambres professionnelles. Les mécanismes de redistribution ne sont efficaces que lorsqu’ils sont ciblés. En pratique, le seul effet d’une augmentation du SSM consiste à accroître la proportion de la population active qui se trouve exclue des conditions normales du marché du travail. Les deux Chambres professionnelles pourraient par contre soutenir l’introduction d’un « Salaire Minimum Formation ». Dans ce contexte, la différence entre le seuil inférieur de productivité retenu pour les salariés non-qualifiés et le SSM serait versée par l’Etat, sur production d’un certificat de participation à une formation qualifiante pour 20% du temps de travail, par exemple. Dès lors, la formation serait financée par l’Etat en débitant le chéquier formation de l’intéressé. Ce système permettrait ainsi surtout aux travailleurs non-qualifiés d’améliorer leur employabilité et d’accroître leur productivité au sein des entreprises. Dans le contexte du SSM et des relèvements réguliers afférents, l’argument du coût élevé du logement est souvent avancé. Si des aides ciblées au logement des salariés les plus démunis peuvent être justifiées, les deux Chambres professionnelles plaident surtout pour des mesures visant à soutenir l’offre de logements, afin de rétablir l’équilibre entre la demande et l’offre sur le marché immobilier. Cet équilibre fait défaut actuellement et cet état de fait est largement responsable des prix élevés sur le marché du logement. En dernier lieu, l’adaptation du SSM incite inévitablement les bénéficiaires de salaires bas ou même moyens à revendiquer des hausses conséquentes de leur propre niveau de salaire. Il s’ensuit donc une tendance à la hausse généralisée de l’ensemble des salaires, une nouvelle dégradation de la compétitivité-coût et prix et, finalement, un impact néfaste en termes d’inflation. Il est par ailleurs évident que la hausse du SSM aura des répercussions non négligeables sur les coûts de production des secteurs qui emploient un grand nombre de salariés rémunérés au SSM. Les autorités doivent donc, dans un tel contexte, renoncer à une mesure qui, en pénalisant les secteurs les plus intensifs en emplois, ne peut qu’induire un risque élevé d’accroissement de l’exclusion et de l’inactivité. Retrouvez ici l'avis de la Chambredes Métiers
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Bilan positif pour les Journées Création et Développement d'Entreprises

Publié le 28 novembre 2012

L'édition 2012 des Journées Création et Développement d'Entreprises s'est tenue du 13 au 28 novembre. Cette série de manifestations est organisée depuis 2006 en alternance par la Chambre des Métiers et la Chambre de Commerce sous le patronage du Ministère des Classes Moyennes et du Tourisme et du Ministère de l’Economie et du Commerce extérieur. Ces Journées d'information ont permis à tous ceux qui veulent créer, reprendre ou développer une entreprise de rencontrer toutes les structures de conseil, d'accompagnement et de financement et de faire le plein d’informations pour réaliser leur projet d’entreprise. L'édition de cette année a été marquée par 13 événements - dont cinq organisés par la Chambre des Métiers – et a connu un franc succès: plus de 1.200 inscriptions ont ainsi pu être enregistrées. L’évènement phare des Journées Création et Développement d’Entreprises a été la « Nocture des Guichets Uniques », concept d’entretiens personnalisés sur rendez-vous, qui a permis à 120 personnes, créateurs ou repreneurs d’entreprises, ou chef d’entreprises souhaitant se développer, de rencontrer des conseillers de tous les domaines d’activités entre 17h à 21h. Bien évidemment les guichets uniques physiques que sont Contact Entreprise de la Chambre des Métiers concernant l’artisanat, et Espace Entreprise de la Chambre de Commerce concernant le commerce et l’industrie sont tous les jours à disposition des personnes intéressées par l’indépendance et qui ont besoin d’assistance et de conseil. La prochaine édition est d’ores et déjà prévue l’année prochaine à la même époque. Découvrez ici les Journées Création et Développement d'Entreprises 2012 en images!
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CAMPAGNE « TRAJET, SECURISONS-LE ! » - Module 6

Publié le 26 novembre 2012

L’UEL, en partenariat avec l’Association d’assurance accident et forte de la participation d’acteurs nationaux, a lancé une nouvelle version de l’action « TRAJET, sécurisons-le ! » à l’occasion du 6ème Forum de la sécurité et de la santé au travail qui s'est déroulé le 24 avril 2012 à Luxexpo. Le but de la campagne est de sensibiliser les entreprises et leurs salariés à l’adoption d’un comportement responsable et préventif en circulation routière. La campagne offre 12 modules regroupant différents thèmes pouvant utilement être promus au sein des entreprises à raison d’un module par trimestre par exemple ou selon un rythme choisi par l’entreprise. Ces modules peuvent être téléchargés du site www.securite-sante.lu. Le sixième module porte sur « LA VITESSE ADAPTEE ». Excessive ou inadaptée, la vitesse intervient dans un accident mortel sur deux. Pour rester maître de son véhicule, il faut adapter la vitesse aux conditions de la circulation, aux conditions climatiques, au chargement de la voiture, à l’état des pneus, etc. LA DISTANCE D’ARRET Il est important de garder ses distances par rapport au véhicule qui précède pour éviter une collision. La distance d’arrêt d’un véhicule correspond à la distance parcourue pendant le temps de réaction du conducteur à laquelle s’ajoute la distance de freinage. Le laps de temps qui s’écoule entre la perception de l’information et le début de freinage s’appelle le temps de réaction dont la durée est estimée à 1 seconde. Celle-ci peut être plus longue si le conducteur est fatigué, alcoolisé, distrait, etc. Pendant le temps de réaction, le véhicule continue à la même vitesse et parcourt une distance appelée distance de réaction. A la distance de réaction s’ajoute la distance de freinage, c.-à-d. la distance parcourue entre le moment où commence le freinage et le moment où le véhicule s’arrête. Si la vitesse est doublée, alors la distance de freinage est quadruplée. Saviez-vous que … Plus la vitesse augmente, plus le champ de vision du conducteur diminue. A 130 km/h, le champ de vision n’est plus que de 30°, on parle alors de vision en « tunnel ». plus la distance d’arrêt augmente. plus la fatigue s’installe. Traiter un grand nombre d’information en un minimum de temps et adapter en permanence sa vision induit un stress important qui entraîne fatigue et perte de vigilance. plus l’accident est grave. plus la consommation de carburant augmente. Quelques conseils Adapter constamment la vitesse à l’environnement (voie de circulation, conditions météo, etc.). Veiller à maintenir en permanence une distance de sécurité suffisante par rapport au véhicule qui précède. Entretenir le véhicule : pneus et plaquettes de freins sont à vérifier régulièrement. LA PLUIE La pluie réduit l’adhérence des pneus à la chaussée Les distances de freinage s’allongent. Le véhicule tient moins bien sur la route dans les virages. Les roues risquent de patiner lors d’un démarrage trop brusque. La chaussée est particulièrement glissante lorsque la pluie survient après une longue période de temps sec, car l’eau se mélange aux poussières pour former une sorte de mousse blanche (verglas d’été). La pluie réduit la visibilité Des gouttes de pluie se déposent sur toutes les vitres et les rétroviseurs. Il fait sombre et les contrastes diminuent. Il est recommandé d’allumer les feux de croisement pour être mieux vu et pour mieux voir. La conduite sous la pluie est plus fatigante parce qu’une plus grande attention est exigée. Quelques conseils Réduire la vitesse. Augmenter la distance de sécurité entre le véhicule et celui qui précède. Prévoir une distance de freinage plus longue. Sur route mouillée, la distance de freinage peut passer du simple au double. Avoir toujours les essuie-glaces en bon état. Eviter l’aquaplaning en réduisant la vitesse. LA NEIGE ET LE VERGLAS La neige, même fondante, rend la chaussée glissante. Quant au verglas, il se forme en présence d’humidité quand la température de la chaussée se situe en dessous de 0°. Tel peut être le cas même quand le thermomètre de bord indique une température de l’air supérieure à 0°. Quelques conseils Débarrasser les vitres, rétroviseurs, feux et plaques d’immatriculation de toute neige et de givre. Enlever également la neige sur le toit du capot du véhicule. Allumer les feux de croisement. Eviter les accélérations et les freinages brusques. Equiper le véhicule de pneus d’hiver. Freiner avec le moteur et rétrograder doucement à temps. Lorsque les chaînes sont obligatoires, ne pas attendre d’être immobilisé par la neige pour les monter. Fixer les chaînes au moins sur les roues motrices, les retendre après quelques kilomètres et rouler à allure très réduite. LE BROUILLARD Le brouillard induit 3 types d’effets d’optique, à savoir l’extinction, c.-à-d. la disparition visuelle de l’obstacle ; l’effet de halo qui entoure notamment les sources lumineuses ; l’effet de voile qui atténue la netteté de l’obstacle en le rendant flou. Le brouillard modifie l’appréciation des distances et perturbe les repères. Quelques conseils Adapter la vitesse à la visibilité. Allumer les feux de brouillard. Garder un intervalle de sécurité considérablement augmenté, surtout si la visibilité est nulle au-delà du véhicule qui précède. Lorsque le brouillard est dense, la conduite nécessite une plus grande attention. La fatigue visuelle et nerveuse se fait sentir vite et il est utile de faire des pauses plus souvent. Ne pas dépasser dans le brouillard : il masque les obstacles et supprime l’appréciation des distances. LE VENT Une rafale de vent provoque un écart de trajectoire, surtout lors du passage d’une zone abritée à une zone exposée, ou lors du dépassement d’un autre véhicule. Ce danger se présente particulièrement sur un pont, à la sortie d’un tunnel ou d’une forêt, etc. Quelques conseils Pour limiter les effets du vent, il importe de réduire la vitesse et de tenir fortement le volant. En dépassant un deux-roues, maintenir un espace latéral plus grand pour prévenir d’éventuels écarts de trajectoire qui peuvent se produire sous l’effet de bourrasques. Prochain module : « L’ARRIMAGE » Pour plus d’informations : www.trajet.lu | E-mail :
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Femmes ... d'actions!

Publié le 23 novembre 2012

Depuis plus de deux ans, onze cheffes d’entreprise réunies au sein du réseau FEALU s’activent pour promouvoir l’entreprenariat au féminin. Un travail de longue haleine qui implique une présence continue sur le terrain et passe par toute une série d’actions et de manifestations. Heureusement, de l’énergie, ces onze Ambassadrices en ont à revendre. Depuis septembre 2010, onze « Femmes Ambassadrices » s’attachent à promouvoir l’entreprenariat au féminin au Luxembourg au sein du réseau FEALU (Female Entrepreneurship Ambassadors Luxembourg) initié par la FFCEL (Fédération des femmes cheffes d’entreprise du Luxembourg) en collaboration avec la Chambre de Commerce et la Chambre des Métiers du Grand-Duché de Luxembourg, et soutenue par le Ministère des Classes moyennes et du Tourisme, le Ministère de l’Egalité des chances et le Ministère de l’Economie et du Commerce extérieur. Aujourd’hui, ces femmes, toutes cheffes d’entreprise aguerries - elles sont toutes à la tête d’entreprises comptant au minimum cinq salariés et cela depuis plus de cinq ans -, ont procédé au renouvellement de l’équipe comme l’imposent les statuts, tous les deux ans. Un renouvellement qui s’inscrit dans la continuité puisque toute l’équipe a souhaité poursuivre l’aventure et a donc été reconduite pour un nouveau mandat. Un nouvel engagement qui confirme l’attachement de la FEALU et de ses Ambassadrices à inscrire leurs actions dans la durée en faveur de l’entreprenariat des femmes. Toutes ces dirigeantes, au-delà de leurs compétences managériales, affichent des qualités humaines et des tempéraments qui en font de véritables exemples pour les femmes et notamment pour les plus jeunes d’entre elles. Charismatiques, volontaires et engagées, ces Ambassadrices se sont à nouveau engagées à assumer leurs responsabilités en s’investissant dans les multiples missions qui leur seront confiées par le comité de pilotage, au sein de différents groupes de travail. Susciter et accompagner Encourager les femmes à se lancer dans l’entreprenariat induit tout d’abord d’aller à la rencontre des jeunes filles qui fréquentent encore l’école comme des femmes de plus de 45 ans à la recherche d’un nouvel emploi afin de les informer et de les sensibiliser à la création d’entreprise. Mais cela implique aussi d’accompagner ces femmes sur cette voie, de les soutenir tout au long de la création de leur affaire en mettant à leur disposition des outils et des compétences. Plus globalement encore, le réseau FEALU intervient auprès des pouvoirs publics et des acteurs économiques afin de lever les obstacles, y compris culturels, susceptibles de freiner les ambitions des futures créatrices d’entreprises. Et cela alors que le pays pour assurer le dynamisme de son économie, a absolument besoin d’entrepreneurs à la fois innovants et responsables. Ce n’est pas un hasard si le réseau FEALU figure parmi les premiers signataires de la Charte de la diversité initiée par l’IMS (Institut pour le Mouvement Sociétal - www.imslux.lu) ou si certaines de ses membres, notamment Béatrice Martin de la société Kidscare et Netty Thines de l’entreprise Mediation SA, ont décroché le label RSE (Responsabilité sociale des entreprises) délivré par l’INDR (Institut national pour le développement durable et la RSE). Partage de compétences Actives depuis un peu plus de deux ans, les Ambassadrices ne se sont pas contentées de discours. Elles ont multiplié les initiatives en participant à de multiples conférences et débats. De grands projets ont également été initiés. Le groupe actif auprès des lycéennes et étudiantes, s’est impliqué au sein de différentes manifestations pilotées par l’asbl Jonk Entrepreneuren comme le « Fit for Life » ou le projet «création de mini-entreprises» en délivrant des séances de formation à des groupes de lycéennes. Mais la sensibilisation des jeunes femmes passent aussi par des actions favorisant des relations privilégiées. Certaines Ambassadrices accueillent ainsi des étudiantes dans leurs entreprises, ponctuellement ou dans le cadre d’un stage prolongé, afin qu’elles puissent concrètement découvrir le quotidien d’une cheffe d’entreprise. Une opération que les dirigeantes organisent d’autant plus volontiers que ces échanges sont également enrichissants pour elles-mêmes car les questions des jeunes filles les invitent parfois à s’interroger aussi sur leurs propres pratiques managériales. Ce partage d’expérience s’inscrivant dans une démarche win-win est également au coeur de l’implication de la FEALU dans l’opération Business Mentoring. Initié par la Chambre de Commerce qui est l’un des partenaires de la FFCEL avec la Chambre des Métiers, ce dispositif consiste à mettre en relation un jeune entrepreneur (le mentoré) en quête d’un soutien et un professionnel expérimenté (le mentor) désireux de partager son savoir-faire et ses compétences. L’Ambassadrice Lut Laget du Cabinet VGD Luxembourg, s’investit personnellement beaucoup au sein de Business Mentoring en participant activement aux comités de sélection, aux formations de mentors et aux visites d’entreprises. Toujours plus Ces différentes actions - ce ne sont que quelques exemples - comme toute une série d’évènements récurrents comme les déjeuners-débats mensuels, se poursuivront dans les années à venir. Mais l’agenda des manifestations et interventions va s’enrichir. Au registre des projets, la FEALU compte notamment s’attaquer à un problème que rencontrent beaucoup de femmes désireuses de créer leur entreprise : le financement. «Ce n’est pas l’apanage des femmes mais c’est encore plus compliqué pour elles que pour les hommes » souligne d’emblée Tizama Telou (Responsable du Comité de pilotage FEALU) «la microfinance peut être une réponse car contrairement à ce que beaucoup pensent encore, ces petits crédits ne sont pas uniquement destinés à aider les plus démunis dans les pays pauvres. Dans différents pays d’Europe, notamment en France, les porteurs de projets peuvent en bénéficier. Il nous faut développer un tel système au Luxembourg ». Pour cela, la FEALU s’est rapprochée de l’Université du Luxembourg afin de développer une étude visant à dresser un état des lieux de la microfinance en Europe mais aussi et surtout déterminer comment la développer au Luxembourg. Des pistes de réflexion qui ont notamment été abordées le 16 novembre lors de la conférence sur le microcrédit organisée à la Chambre des Métiers dans le cadre des Journées de la création d’entreprise. « L’occasion aussi de mieux faire connaître les nombreuses aides financières dont peuvent bénéficier les futurs entrepreneurs au Luxembourg » précise Tizama Telou. Beaucoup de travail en perspective. Ca tombe bien, les onze Ambassadrices de la FEALU ont de l’énergie à revendre... FEALU Créé en septembre 2010, le réseau FEALU est une initiative de la FFCEL (Fédération des femmes cheffes d’entreprise du Luxembourg) lancée en partenariat avec la Chambre de Commerce et la Chambre des Métiers et soutenue par le Ministère des classes moyennes et du tourisme, le Ministère de l’égalité des chances et le Ministère de l’économie et du commerce extérieur. Depuis 2004, la FFCEL s’attache à encourager l'accession des femmes à des fonctions dirigeantes dans les entreprises, à défendre les besoins des entrepreneurs auprès des instances politiques, à développer les relations publiques, à participer au développement économique du Luxembourg, à partager les compétences entre pairs et identifier les besoins en formation, à offrir des conférences et des séminaires et à étudier les problèmes rencontrés en collaboration avec des organismes internationaux. Pour en savoir plus : www.ffcel.lu  
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Journées Création et Développement d’entreprise: Visite de S.A.R. la Grande-Duchesse Maria Teresa

Publié le 20 novembre 2012

Le vendredi, 16 novembre dernier, la Chambre des Métiers a eu le plaisir d'accueillir S.A.R. la Grande-Duchesse Maria Teresa à la table ronde sur "Le microcrédit pour les entreprises luxembourgeoises" organisée par la FFCEL en coopération avec le projet FEALU. Cet événement s'est inscrit dans le cadre des Journées Création et Développement d’entreprise 2012. C’est avec grand intérêt que son Altesse Royale a su s’impliquer lors de ce débat, notamment en insistant sur l’évolution du regard qui dans le cadre de l’attribution des microcrédits revient vers l’être humain. Les interventions présentaient les différentes perceptions des intervenants autour du sujet. Ainsi Madame Monique Goldschmit de Vélosophie a insisté sur les difficultés à trouver les bonnes informations lors de la création d’entreprise et Monsieur Marc Hostert a présenté le microcrédit de la FUSE. Madame Isabelle de Schryver de la Commission européenne a relevé les actions européennes concernant le soutien des instituts de microfinance, Madame Karin Schintgen de la BGL BNP Paribas a complété avec le point de vue d’une banque et Madame Fatou N’Doye d’Encadra Sahel a mis en évidence cette forme de crédit dans le cadre de son projet en Afrique. Le débat était animé par Madame Joëlle Letsch d’ATD-Center.
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Bernard COUNE est le meilleur créateur d’entreprise dans l’artisanat 2012

Publié le 15 novembre 2012

Le vainqueur du Prix Créateur d'entreprise dans l'artisanat 2012 est enfin connu : Bernard Coune, co-fondateur de la société International Fire Control SA, remporte cette 2ème édition du Prix, face aux trois autres finalistes, à savoir Guillaume KROMBACH de Krombach Constructions Sàrl., Jean-Luc MAJERUS de Majerus-Parmentier Constructions Sàrl. et Rico LANGER de RACON Sàrl. Découvrez ici les photos de l'événement! C’est dans le cadre d’une cérémonie de remise de Prix qui s’est tenue le jeudi 15 novembre au siège de BGL BNP Paribas à Luxembourg que le jury du Prix Créateur d'Entreprise dans l'artisanat 2012 a dévoilé l’identité du gagnant. Bernard Coune remporte ainsi le titre du « Meilleur Créateur d’entreprise dans l’artisanat 2012 » ainsi que 5'000 EUR, offerts par BGL BNP Paribas. Organisé par la Chambre des Métiers en collaboration avec BGL BNP Paribas, ce prix vise à encourager et à récompenser celles et ceux qui se sont lancés dans la création ou la reprise d’une entreprise artisanale depuis 2 ans au moins et 5 ans au plus. Cette initiative souhaite mettre en valeur les jeunes créateurs qui se sont lancés dans l’indépendance et motiver celles et ceux qui hésitent encore à se lancer dans leur propre projet. Le jury, composé de Bernadette FRIEDERICI (Ministère des Classes moyennes et du Tourisme), Romain GIRST (BGL BNP Paribas), Patrick DAHM (Mutualité des PME) et Charles BASSING (Chambre des Métiers), a été convaincu par l’enthousiasme et le dynamisme de Bernard Coune et de son entreprise International Fire Control SA, spécialisée dans la protection et la détection incendie de risques industriels. Selon le jury, Bernard Coune avec ses associés a su développer une entreprise dynamique à la pointe du progrès, en combi-nant la qualité et la compétence des services offerts à une prise en charge complète des projets depuis la conception jusqu’ à la maintenance. Qualité, compétence des prestations offertes et concentration sur l'excellence des relations avec les clients sont les leitmotivs de son entreprise. Le succès commercial, qui se traduit par la création de 24 emplois, témoigne d'un projet de création particulièrement réussi. Après avoir terminé ses études d'Ingénieur en mécanique, Bernard Coune fait ses débuts dans le domaine de la protection incendie. Il débute en 1994 comme ingénieur projets et après un passage par plusieurs entreprises du secteur, il devient administrateur d'une en-treprise spécialisée en protection de risques industriels. L'envie de créer sa propre entre-prise et la passion du métier le poussent à créer en 2008, ensemble avec ses deux associés, la société International Fire Control SA qui occupe actuellement 27 personnes. Le jury a par ailleurs applaudi et souligné la qualité des dossiers des trois autres finalistes à savoir Guillaume KROMBACH, Jean-Luc MAJERUS et Rico LANGER, relevant l’excellence de ces 3 créateurs d’entreprise qui méritent tous les trois la 2e place du podium. Guillaume KROMBACH a impressionné le jury par son parcours professionnel peu commun et sa volonté de réussir. Menuisier de formation, Guillaume KROMBACH décida à l'âge de 23 ans de se réorienter et de reprendre des études d'ingénieur dans le domaine de la construction et du génie civil afin de créer sa propre entreprise de construction. Lorsque l'occasion de reprendre une entreprise existante se présenta, Guillaume KROMBACH releva le défi, motivé par le goût d’entreprendre et la réalisation de ses ambitions. Entretemps, Krombach Constructions Sàrl a doublé son effectif, occupe actuellement une trentaine de personnes et présente des résultats constamment positifs. Jean-Luc MAJERUS a séduit le jury par son sens des responsabilités marqué et sa volonté de relever de nouveaux défis. Motivé par le goût de l'indépendance et par l'autonomie du travail, le chef d’entreprise a su développer et dynamiser les activités de son entreprise, en particulier dans le domaine innovant de la construction durable. Après des études d'architecture, Jean-Luc MAJERUS créa en 2002 avec un associé son bu-reau d'architecture. Confronté à une proposition de reprise d’entreprise en 2009, il décida de relever de nouveaux défis et reprit une entreprise de construction qui occupait une quinzaine de personnes. Jean-Luc MAJERUS a su développer les activités de l'entreprise Majerus-Parmentier Constructions Sàrl et s'investit aujourd’hui surtout dans la construction durable et biologique. Aujourd’hui l’entreprise a augmenté son effectif à 32 unités et prévoit pour 2013 un projet de relocalisation et d'agrandissement. Rico LANGER a convaincu le jury par sa volonté de réaliser ses ambitions et d’intégrer son savoir-faire dans la réalisation de son projet d'entreprise. Après avoir terminé ses études d'ingénieur, Rico LANGER acquit ses premières expériences professionnelles au sein d'une entreprise de construction. Après 10 années passées dans des fonctions surtout administratives, il décida en 2010 de créer, ensemble avec un partenaire, une entreprise de construction. RACON Sàrl, qui s'adresse essentiellement à une clientèle privée, occupe aujourd'hui 29 personnes et présente de belles perspectives de développement. Le jury souligne que ces 4 entrepreneurs ont réalisé leur projet d'entreprise dans un environnement économique jugé généralement plus difficile et ont démontré leur faculté d'adaptation aux nouvelles exigences de leur marché. Ils ont ainsi su transformer leur pro-jet d'entreprise en succès commercial. Dans la mesure où il devient évident que le succès économique et social du modèle luxembourgeois dépend essentiellement de l'initiative entrepreneuriale, de la capacité d’innovation des entreprises et de la prise de risque calculée, ces 4 entrepreneurs ont su, par leur dévouement et leur ténacité, réaliser leurs ambitions et contribuer ainsi au déve-loppement et au bien-être du Grand-Duché.
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AVIS: Projet de loi concernant le budget de l’Etat pour 2013: Agir rapidement et efficacement contre la dégradation des finances publiques

Publié le 13 novembre 2012

La Chambre des Métiers a présenté dans le cadre d'une conférence de presse son avis concernant le Projet de loi du Budget de l'Etat pour 2013. Des finances publiques à la dérive Sur les dernières années, les finances publiques se dégradent de façon significative et continue. Concernant le budget de l’administration centrale de l’année en cours, le déficit a été sous-estimé d’environ 500 mio € et atteindra le niveau record de 1.650 mio €. Pour l’exercice 2013, il est estimé à 1.000 mio €. Sur les 14 dernières années, 11 exercices terminent dans le rouge. La dette qui en 2007 s’élevait encore à moins de 7% du PIB devrait atteindre 26% en 2013. Des mesures de consolidation unilatérales, largement insuffisantes et «anti-économiques» La Chambre des Métiers prend note de la mise en oeuvre de mesures de consolida-tion. Or, si cette politique budgétaire va dans le bon sens, les mesures annoncées sont largement insuffisantes, alors qu’elles n’arriveront pas à rétablir l’équilibre au niveau de l’administration publique (Etat central, communes, sécurité sociale) en 2014, ce qui constituait pourtant l’objectif proclamé par le Gouvernement. Par ailleurs, les mesures sont unilatérales en ce que le Gouvernement combat le dérapage des dépenses publiques essentiellement à travers la réduction des inves-tissements publics et le relèvement conséquent de la charge fiscale. Ces deux élé-ments représentent à eux seuls 74% de l’effort de consolidation. Finalement les mesures sont à qualifier d’ «anti-économiques», alors que la hausse de la charge fiscale aura des effets négatifs sur les entreprises. En effet, en rédui-sant leurs revenus nets, elle met en péril le financement des investissements dans l’outil de production, ce qui aura un impact défavorable sur la croissance écono-mique future. L’augmentation du poids de la fiscalité dégradera en outre la compé-titivité du Luxembourg, en rendant moins attrayant le pays pour les investisseurs étrangers. Cet argument vaut également pour la hausse de la charge fiscale des personnes physiques qui diminuera l’attraction du pays pour la main-d’oeuvre étrangère, notamment frontalière. La baisse des investissements publics risque d’avoir des effets défavorables sur l’activité du secteur de la construction et donc sur son emploi, si cette diminution n’est pas compensée par une hausse de la demande privée. Cette mesure détério-rera également à terme la compétitivité au cas où la baisse toucherait des investis-sements vitaux pour l’économie. La Chambre des Métiers exige des mesures correctives incisives Dans ce contexte de dégradation des finances publiques, et dans le souci de pré-server le modèle social luxembourgeois, des mesures correctives urgentes et inci-sives devraient être prises par le Gouvernement pour corriger ces déséquilibres. Selon la Chambre des Métiers, cette détérioration ne correspond pas à un phéno-mène conjoncturel, donc temporaire, mais bien à un problème structurel. Il est en effet fortement probable que la croissance économique n’atteindra plus dans les années à venir les niveaux des dernières décennies. Ainsi, la croissance tendan-cielle sera notamment pénalisée par les restructurations en cours au niveau du secteur financier. Enfin, on assiste à un processus de désindustrialisation rampant qui semble avoir été accéléré par la crise. Il faut rappeler que des déficits publics récurrents impliquent une hausse continue de la dette publique, et donc une augmentation progressive du service de la dette. La politique de consolidation n’est pas synonyme de récession économique Tout d’abord, l’économie nationale se caractérise avant tout par l’exportation de services et de biens, ces activités ne dépendant donc pas de l’évolution du pouvoir d’achat au Luxembourg. A titre d’illustration, il y a lieu de relever que la dépense de consommation finale ne représente que 20% de la demande de biens et services adressée à l’économie luxembourgeoise. S’il ne fait pas de doute qu’une politique de consolidation impactera dans une cer-taine mesure l’économie nationale, le fait de ne pas corriger la dérive des finances publiques entraînera à terme des difficultés économiques bien plus graves. Ainsi, des moyens financiers toujours plus conséquents seront absorbés par le service de la dette, ce qui réduira progressivement la marge de manoeuvre du Gouvernement. En outre, le Luxembourg risque de perdre la notation AAA, avec comme consé-quence une hausse du taux d’intérêt à payer sur les emprunts publics et à la clé un accroissement plus significatif et rapide encore de la dette. La Chambre des Métiers propose une réduction linéaire des dépenses publiques hors investissements D’un point de vue financier, l’assainissement des finances publiques ne pourra se réaliser par des mesures ponctuelles, dont l’incidence sur le déficit est très réduite. Sur le plan politique, le désavantage de la mise en oeuvre de mesures ponctuelles réside dans le fait qu’elles touchent un segment spécifique de la population (p. ex. les ménages à bas revenus ou les ménages plus aisés, etc). C’est la raison pour la-quelle elles font logiquement l’objet de contestations de sa part. Par contre, la mise en oeuvre d’une réduction linéaire des dépenses publiques cor-respondrait à un effort collectif de la population au sens large pour rétablir l’équilibre des finances publiques. De ce fait, la Chambre des Métiers propose la détermination d’un objectif budgétaire d’après lequel les dépenses publiques se-raient réduites de façon linéaire, hormis toutefois les dépenses d’investissement. En effet, ces dernières subiront d’ores et déjà en 2013 une baisse de l’ordre de 9%. Par ailleurs, les investissements contribuent au renforcement de la compétitivité. Une telle mesure déclenchera une radiographie de l’ensemble des dépenses, de même qu’une remise en question des méthodes de travail et d’organisation, ainsi que des subventions et des aides étatiques. Ce «screening» devrait avoir pour ob-jectif de rechercher le potentiel d’économies dans les divers postes budgétaires en distinguant entre l’utile et le nécessaire, d’un côté, et les «nice to have» de l’autre côté. Le potentiel pourrait être exploité sans pour autant priver les ménages néces-siteux des aides dont ils ont besoin et sans pénaliser outre mesure les entreprises dépendant de la demande intérieure. Le Gouvernement effectue un pilotage à vue et se montre réticent à implémenter des réformes structurelles Des prises de décisions contradictoires les unes par rapport aux autres, une atti-tude plutôt attentiste en ce qui concerne les finances publiques se traduisant no-tamment par des tergiversations quant à l’opportunité de prendre des mesures de consolidation et quant au contenu de celles-ci montrent que le Gouvernement n’effectue en fin de compte qu’un pilotage à vue. Des exemples concrets illustrant cette politique ne manquent pas. La décision d’abolir la contribution de crise est prise 7 mois après son entrée en vi-gueur. La mise en oeuvre de l’accord salarial dans la fonction publique est reportée 9 mois après sa signature. A peine 1 semaine après sa présentation, les groupes parlementaires majoritaires annoncent des amendements au projet de budget de l’Etat. De même la politique économique sous-jacente aux mesures de consolidation est incohérente. Ainsi, les taux de la bonification d'impôt pour investissement sont augmentés en 2011 pour être revus à la baisse en 2013, alors que cet instrument devrait stimuler l’investissement privé. Enfin, l’introduction d’un impôt minimal pour les entreprises est contraire à une politique de promotion de l’esprit d’entreprise et de soutien des PME, en touchant de manière disproportionnée ces dernières. La Chambre des Métiers s’oppose à l’instauration d’un impôt minimal, alors qu’il pénalise davantage des PME d’ores et déjà fragilisées par de piètres résultats fi-nanciers. Le Gouvernement démontre une fois de plus sa réticence à vouloir mettre en oeuvre des réformes structurelles, d’ailleurs recommandées par le Conseil de l’Union européenne. Elles concernent notamment l’assainissement des finances publiques, le financement à long terme du régime de pensions et la formation des salaires. Si des mesures ont été prises dans les prédits domaines, et même si elles vont dans la bonne direction, elles manquent toutefois largement de mordant pour être à la hauteur des défis. La «réforme» du régime de retraites en constitue un bon exemple, puisqu’elle n’aura pour effet que de repousser de quelques années le «mur des pensions». Par conséquent, le Gouvernement ne respecte pas le principe de solidarité intergé-nérationnelle en pratiquant une politique du court terme sur le dos des générations futures. Mettre en oeuvre une politique de relance économique La Chambre des Métiers est d’avis qu’il faut entamer une politique de relance éco-nomique, notamment en simplifiant les procédures d’autorisation, une mesure sans incidence budgétaire. La table ronde annoncée par le Premier Ministre dans son discours sur l’état de la nation sera la chance ultime pour achever des progrès en la matière. En matière de politique du logement, il s’agirait de débloquer l’offre de logements en réduisant la complexité et les délais des procédures d’autorisation, de même qu’en prenant des mesures destinées à contrer la pénurie de terrains à bâtir. Une approche similaire peut être adoptée pour la réalisation d’autres investissements, comme par exemple l’implantation d’entreprises et la construction d’infrastructures publiques. Les avantages d’une telle démarche seraient multiples. Du point de vue économique, des procédures plus souples et des délais raccourcis amélioreront la compétitivité de l’économie. En augmentant l’offre immobilière ré-sidentielle, il serait possible de réduire la pression sur les salaires, générée par la hausse rapide et continue des prix du logement. Sur le plan social, une activité accrue contribuera à assurer ou développer l’emploi du secteur de la construction. De surcroît, l’accès au logement serait facilité par une meilleure maîtrise des prix. Les finances publiques sortiraient également gagnantes d’une telle démarche, alors que l’amélioration de la compétitivité et la stimulation de l’activité du secteur de la construction assureront des recettes fiscales supplémentaires. Pour de plus amples informations au sujet de l'avis de la Chambre des Métiers sur le projet de loi concernant le budget des recettes et des dépenses de l’Etat pour l’exercice 2013, n'hésitez pas à contacter Norry DONDELINGER au 42 67 67 257 ou par e-mail à
Chambre des Métiers
making-luxembourg

La Chambre des Métiers soutient l'action "Making Luxembourg"

Publié le 12 novembre 2012

La Chambre des Métiers soutient activement l'action "Making Luxembourg" qui regroupe une multitude de partenaires de la société civile* qui se rallient à l’idée que le Luxembourg se fait ensemble grâce aux résidents de toutes nationalités et aux frontaliers. Nous TOUS faisons le « 100% Lëtzebuerg ». Au lieu de chercher ce qui pourrait nous opposer, nous cherchons ce qui nous unit dans la construction économique, culturelles, sociale du Luxembourg. L’artisanat, c’est la diversité de ses collaborateurs. L'artisanat n'est pas seulement connu pour la multitude de métiers qu'il offre. L’origine des 5.000 chefs d’entreprises et des 72.000 salariés de l’artisanat est aussi diversifiée que celle de la population. Cette variété est le fait de tant de travailleurs frontaliers, résidant en France, en Allemagne et en Belgique que d’étrangers immigrés habitant le Grand-Duché. En occupant autant d’étrangers, l’artisanat constitue un, sinon le, plus important vecteur d’intégration pour la société nationale. Les travailleurs non luxembourgeois constituent aujourd’hui 85% de l’emploi artisanal contre 75% il y a vingt ans. Le logo « Making Luxembourg », adapté à celui du « Made in Luxembourg » est un clin d’œil dans la même direction. Même s’il ne faut pas surestimer les agissements de certains groupuscules ouvertement anti-étrangers, il faut néanmoins prendre au sérieux les sentiments de celles et de ceux qui se sentent mal à l’aise face à une part croissante de la population qui vient d’ailleurs, que ce soit de l’autre côté de la frontière ou de plus loin. Dans cette optique, Making Luxembourg veut créer des espaces de frottements et de discussions. Exprimez vos idées et remarques concernant le vivre ensemble, la xénophobie, le racisme,…, sur notre page facebook. Des « frequently asked questions – FAQ »  sur le site www.makingluxembourg.lu, permettent d’un côté de lire des questions et affirmations et de l’autre côté de trouver des réponses / statistiques  à ces mêmes questions. Que l’on parle de cohésion sociale, de solidarité ou encore de sentiment d’appartenance, nous sommes le 100% Luxembourg que nous voulons vivre avec tolérance et sans racisme. We make Luxembourg : Solidaritéit amplaz Rassismus ! *) citons en quelques-uns (qui ont ou vont signer sous peu la charte de partenariat): ABBL, ACA, ALOS-LDH, ASTI, ATD-Quart-Monde, CARITAS, CCRN, CEFIS, Confédération de la Communauté Portugaise à Luxembourg, Centre pour l’Egalité de Traitement, CFL, Chambre d’agriculture, Chambre de commerce, Chambre des Fonctionnaires et Employés de l’Etat, CGFP, Chambre des salariés, Chambre des métiers, Coin de Terre et du Foyer, Comité Olympique et Sportif Luxembourgeois, Croix-Rouge Luxembourgeoise, d’Lëtzebuerger Land, Editpress (tageblatt, Le Jeudi, Le Quotidien, REVUE, L’Essentiel), European Federation of Public Service Unions / Luxembourg, Fédération des Associations des Espagnols de Luxembourg, Fédération des Associations Cap-Verdiennes à Luxembourg, Fédération des Associations Africaines à Luxembourg, Fédération des Artisans, FEDIL, Fédération Luxembourgeoise de Handball, FNCTTFEL, FNEL, Fondation Alphonse Weicker, Groupe Saint-Paul, IPL, KulturFabrik, Kulturhaus Niederanven, La Vie Nouvelle, Lëtzebuerger Guiden a Scouten, LCGB, Maison d’Afrique, Mouvement écologique, Musée National de la Résistance, Domaine Thermal Mondorf, Nëmme mat eis, , Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte, OGBL, Réseau des Centres Culturels Régionaux Décentralisés, Sécurité routière, SYPROLUX, SNJ, Loterie nationale, Union des Entreprises Luxembourgeoises (UEL), UNEL, Union commerciale de la Ville de Luxembourg, UNIAO, Woxx, ...
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