Le choc énergétique et le retour du resserrement monétaire ont interrompu la dynamique de stabilisation qui semblait progressivement se dessiner avant le
déclenchement du conflit au Moyen-Orient. À la mi-juin, la conclusion d’un accord préliminaire entre les États-Unis et les autorités iraniennes, comprenant la prolongation d’un cessez-le-feu de 60 jours et la réouverture du détroit d’Ormuz, avait laissé espérer une désescalade durable. La reprise du transport maritime et la perspective d’une normalisation progressive des approvisionnements énergétiques semblaient alors susceptibles d’apaiser les tensions sur les marchés. Néanmoins, la reprise des hostilités au début du mois de juillet a mis un terme à cet espoir de stabilisation et replacé l’économie mondiale dans un environnement de forte incertitude...