L’année 2026, une année charnière pour l’Artisanat et l’avenir économique du Luxembourg
Le traditionnel Pot des Présidents, organisé le 8 janvier à la Chambre des Métiers a réuni plus de 350 invités issus des milieux politique, économique et institutionnel, ainsi que de l’Artisanat. Cet événement festif de début d’année a constitué un moment privilégié d’échange sur les priorités économiques et sociales du pays.
Un message clair à l’ouverture de l’année 2026
À cette occasion, la Chambre des Métiers et la Fédération des Artisans ont souhaité adresser un message clair en ce début d’année 2026 : l’Artisanat et les PME entrent dans une année charnière, qui appelle des choix cohérents, compréhensibles et responsables, en soutien de l’économie nationale et de la cohésion sociale.
Une lecture lucide du contexte économique
S’exprimant dans une perspective assumée de chef d’entreprise, le Président de la Chambre des Métiers Tom Oberweis, a dressé un constat lucide des réalités vécues par les PME artisanales : « Dans un contexte caractérisé par une volatilité économique, la pression réglementaire et la hausse des coûts, la capacité des entreprises à investir, à former leur personnel et à se projeter à moyen terme est de plus en plus mise à l’épreuve. »
Des avancées reconnues, mais des chantiers encore ouverts
Reconnaissant les avancées réalisées depuis le début de la législature, notamment en matière de formation, tant au niveau de la formation initiale que du Brevet de Maîtrise, le Président a également mis en avant certaines mesures de soutien à l’investissement des PME. Ces avancées sont à considérer comme des signaux positifs, néanmoins elles ne sauraient masquer les défis persistants en matière de compétitivité et de simplification administrative.
Le logement, une condition clé de l’attractivité économique
Le discours a mis en lumière la problématique du logement, devenue un enjeu économique et social majeur. Lorsqu’un nombre significatif de jeunes, de salariés et d’apprentis se trouvent dans l’incapacité de trouver un logement à des conditions soutenables, l’attractivité économique du pays se trouve directement compromise. Dans ce contexte, il est impératif de mettre en œuvre des réponses structurelles et durables. A cet effet, il ne convient pas de détourner le salaire social minimum de sa finalité pour compenser des défaillances structurelles des politiques du logement.
En soulignant que la stabilité et la prévisibilité du cadre économique et réglementaire constituent une condition essentielle à l’investissement, le Président de la Chambre des Métiers a insisté :« Une accumulation de changements, de contraintes et de contrôles nourrit l’incertitude, freine l’initiative et affaiblit durablement la compétitivité et l’emploi. » Les entreprises artisanales et les PME demandent avant tout une réduction de la bureaucratie, des règles plus simples, plus accessibles et proportionnées, leur permettant de planifier, d’investir et d’embaucher sur le long terme. Cette exigence est indissociable d’un principe fondamental : la confiance accordée aux entreprises.
Adapter le modèle économique et social aux transformations en cours
Face aux évolutions profondes de l’économie et du monde du travail, l’organisation économique et sociale du pays doit être adaptée.
Ce remaniement, d’une portée considérable, concerne tant les règles que les pratiques en vigueur, afin de maintenir la compétitivité des entreprises et préserver la cohésion sociale. Le dialogue social demeure, dans ce contexte, un levier essentiel pour accompagner ces évolutions de manière équilibrée et responsable, dans l’intérêt de notre pays.
Un secteur qui résiste, s’adapte et investit
Malgré un contexte exigeant, l’Artisanat continue d’assumer pleinement son rôle économique et social. Représentant près de 20 % de l’emploi et des entreprises au Luxembourg, le secteur constitue un socle essentiel de l’économie nationale et de la cohésion territoriale.
Dans les ateliers et sur les chantiers, les entreprises artisanales poursuivent leurs efforts pour former les jeunes, investir et maintenir l’emploi local.
À l’aube de cette année charnière, le Président de la Chambre des Métiers a rappelé que cette capacité de résistance, d’adaptation et d’engagement appelle en retour un cadre fondé sur la confiance, la stabilité et une coopération constructive entre partenaires économiques et pouvoirs publics.
Communiqué commun du 8 janvier 2026 par la Chambre des Métiers et la Fédération des artisans