Jour férié et jour de congé supplémentaires : L’Artisanat demande le retrait du projet de loi

Chambre des Métiers Publié le 06.02.2019

Le projet de loi qui entrera en vigueur rétroactivement au 1er janvier 2019 vise à mettre en œuvre deux éléments de l’Accord de coalition 2018-2023 à savoir l’augmentation du congé légal payé minimum de 25 jours à 26 jours par année et l’instauration de la journée du 9 mai (Journée de l’Europe) comme nouveau jour férié legal.

Le projet de loi met en œuvre une décision politique prise dans l’urgence et sans consultation préalable des employeurs et, de surcroît, sans leur offrir en contrepartie des possibilités de s’organiser en réponse à ces jours chômés et rémunérés mais non-productifs. Il augmente par ailleurs les déséquilibres créés entre salariés et employeurs suite aux mesures engagées par le Gouvernement passé, notamment la réforme de l’organisation du temps de travail et la flexibilisation du congé parental, tout en renforçant substantiellement la pression en matière organisationnelle sur les entreprises.

Par conséquent, la Chambre des Métiers se doit de s’opposer au projet de loi. Pour le cas où, malgré son opposition, ce dernier était maintenu, la Chambre des Métiers demande au Gouvernement de prendre à brève échéance des mesures compensatoires équivalentes au profit des entreprises.

 


 


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