12.11.2012
La Chambre des Métiers soutient l'action "Making Luxembourg"

La Chambre des Métiers soutient activement l'action "Making Luxembourg" qui regroupe une multitude de partenaires de la société civile* qui se rallient à l’idée que le Luxembourg se fait ensemble grâce aux résidents de toutes nationalités et aux frontaliers. Nous TOUS faisons le « 100% Lëtzebuerg ».

Au lieu de chercher ce qui pourrait nous opposer, nous cherchons ce qui nous unit dans la construction économique, culturelles, sociale du Luxembourg.

L’artisanat, c’est la diversité de ses collaborateurs.

L'artisanat n'est pas seulement connu pour la multitude de métiers qu'il offre. L’origine des 5.000 chefs d’entreprises et des 72.000 salariés de l’artisanat est aussi diversifiée que celle de la population. Cette variété est le fait de tant de travailleurs frontaliers, résidant en France, en Allemagne et en Belgique que d’étrangers immigrés habitant le Grand-Duché. En occupant autant d’étrangers, l’artisanat constitue un, sinon le, plus important vecteur d’intégration pour la société nationale. Les travailleurs non luxembourgeois constituent aujourd’hui 85% de l’emploi artisanal contre 75% il y a vingt ans.

Le logo « Making Luxembourg », adapté à celui du « Made in Luxembourg » est un clin d’œil dans la même direction.

Même s’il ne faut pas surestimer les agissements de certains groupuscules ouvertement anti-étrangers, il faut néanmoins prendre au sérieux les sentiments de celles et de ceux qui se sentent mal à l’aise face à une part croissante de la population qui vient d’ailleurs, que ce soit de l’autre côté de la frontière ou de plus loin. Dans cette optique, Making Luxembourg veut créer des espaces de frottements et de discussions.

Exprimez vos idées et remarques concernant le vivre ensemble, la xénophobie, le racisme,…, sur notre page facebook. Des « frequently asked questions – FAQ »  sur le site www.makingluxembourg.lu, permettent d’un côté de lire des questions et affirmations et de l’autre côté de trouver des réponses / statistiques  à ces mêmes questions.

Que l’on parle de cohésion sociale, de solidarité ou encore de sentiment d’appartenance, nous sommes le 100% Luxembourg que nous voulons vivre avec tolérance et sans racisme. We make Luxembourg : Solidaritéit amplaz Rassismus !

*) citons en quelques-uns (qui ont ou vont signer sous peu la charte de partenariat): ABBL, ACA, ALOS-LDH, ASTI, ATD-Quart-Monde, CARITAS, CCRN, CEFIS, Confédération de la Communauté Portugaise à Luxembourg, Centre pour l’Egalité de Traitement, CFL, Chambre d’agriculture, Chambre de commerce, Chambre des Fonctionnaires et Employés de l’Etat, CGFP, Chambre des salariés, Chambre des métiers, Coin de Terre et du Foyer, Comité Olympique et Sportif Luxembourgeois, Croix-Rouge Luxembourgeoise, d’Lëtzebuerger Land, Editpress (tageblatt, Le Jeudi, Le Quotidien, REVUE, L’Essentiel), European Federation of Public Service Unions / Luxembourg, Fédération des Associations des Espagnols de Luxembourg, Fédération des Associations Cap-Verdiennes à Luxembourg, Fédération des Associations Africaines à Luxembourg, Fédération des Artisans, FEDIL, Fédération Luxembourgeoise de Handball, FNCTTFEL, FNEL, Fondation Alphonse Weicker, Groupe Saint-Paul, IPL, KulturFabrik, Kulturhaus Niederanven, La Vie Nouvelle, Lëtzebuerger Guiden a Scouten, LCGB, Maison d’Afrique, Mouvement écologique, Musée National de la Résistance, Domaine Thermal Mondorf, Nëmme mat eis, , Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte, OGBL, Réseau des Centres Culturels Régionaux Décentralisés, Sécurité routière, SYPROLUX, SNJ, Loterie nationale, Union des Entreprises Luxembourgeoises (UEL), UNEL, Union commerciale de la Ville de Luxembourg, UNIAO, Woxx, ...
13.11.2012
AVIS: Projet de loi concernant le budget de l’Etat pour 2013: Agir rapidement et efficacement contre la dégradation des finances publiques

La Chambre des Métiers a présenté dans le cadre d'une conférence de presse son avis concernant le Projet de loi du Budget de l'Etat pour 2013.

Des finances publiques à la dérive

Sur les dernières années, les finances publiques se dégradent de façon significative et continue. Concernant le budget de l’administration centrale de l’année en cours, le déficit a été sous-estimé d’environ 500 mio € et atteindra le niveau record de 1.650 mio €. Pour l’exercice 2013, il est estimé à 1.000 mio €. Sur les 14 dernières années, 11 exercices terminent dans le rouge. La dette qui en 2007 s’élevait encore à moins de 7% du PIB devrait atteindre 26% en 2013.

Des mesures de consolidation unilatérales, largement insuffisantes et «anti-économiques»

La Chambre des Métiers prend note de la mise en oeuvre de mesures de consolida-tion. Or, si cette politique budgétaire va dans le bon sens, les mesures annoncées sont largement insuffisantes, alors qu’elles n’arriveront pas à rétablir l’équilibre au niveau de l’administration publique (Etat central, communes, sécurité sociale) en 2014, ce qui constituait pourtant l’objectif proclamé par le Gouvernement. Par ailleurs, les mesures sont unilatérales en ce que le Gouvernement combat le dérapage des dépenses publiques essentiellement à travers la réduction des inves-tissements publics et le relèvement conséquent de la charge fiscale. Ces deux élé-ments représentent à eux seuls 74% de l’effort de consolidation. Finalement les mesures sont à qualifier d’ «anti-économiques», alors que la hausse de la charge fiscale aura des effets négatifs sur les entreprises. En effet, en rédui-sant leurs revenus nets, elle met en péril le financement des investissements dans l’outil de production, ce qui aura un impact défavorable sur la croissance écono-mique future. L’augmentation du poids de la fiscalité dégradera en outre la compé-titivité du Luxembourg, en rendant moins attrayant le pays pour les investisseurs étrangers. Cet argument vaut également pour la hausse de la charge fiscale des personnes physiques qui diminuera l’attraction du pays pour la main-d’oeuvre étrangère, notamment frontalière.

La baisse des investissements publics risque d’avoir des effets défavorables sur l’activité du secteur de la construction et donc sur son emploi, si cette diminution n’est pas compensée par une hausse de la demande privée. Cette mesure détério-rera également à terme la compétitivité au cas où la baisse toucherait des investis-sements vitaux pour l’économie.

La Chambre des Métiers exige des mesures correctives incisives

Dans ce contexte de dégradation des finances publiques, et dans le souci de pré-server le modèle social luxembourgeois, des mesures correctives urgentes et inci-sives devraient être prises par le Gouvernement pour corriger ces déséquilibres.

Selon la Chambre des Métiers, cette détérioration ne correspond pas à un phéno-mène conjoncturel, donc temporaire, mais bien à un problème structurel. Il est en effet fortement probable que la croissance économique n’atteindra plus dans les années à venir les niveaux des dernières décennies. Ainsi, la croissance tendan-cielle sera notamment pénalisée par les restructurations en cours au niveau du secteur financier. Enfin, on assiste à un processus de désindustrialisation rampant qui semble avoir été accéléré par la crise.

Il faut rappeler que des déficits publics récurrents impliquent une hausse continue de la dette publique, et donc une augmentation progressive du service de la dette.

La politique de consolidation n’est pas synonyme de récession économique

Tout d’abord, l’économie nationale se caractérise avant tout par l’exportation de services et de biens, ces activités ne dépendant donc pas de l’évolution du pouvoir d’achat au Luxembourg. A titre d’illustration, il y a lieu de relever que la dépense de consommation finale ne représente que 20% de la demande de biens et services adressée à l’économie luxembourgeoise.

S’il ne fait pas de doute qu’une politique de consolidation impactera dans une cer-taine mesure l’économie nationale, le fait de ne pas corriger la dérive des finances publiques entraînera à terme des difficultés économiques bien plus graves. Ainsi, des moyens financiers toujours plus conséquents seront absorbés par le service de la dette, ce qui réduira progressivement la marge de manoeuvre du Gouvernement. En outre, le Luxembourg risque de perdre la notation AAA, avec comme consé-quence une hausse du taux d’intérêt à payer sur les emprunts publics et à la clé un accroissement plus significatif et rapide encore de la dette.

La Chambre des Métiers propose une réduction linéaire des dépenses publiques hors investissements

D’un point de vue financier, l’assainissement des finances publiques ne pourra se réaliser par des mesures ponctuelles, dont l’incidence sur le déficit est très réduite.

Sur le plan politique, le désavantage de la mise en oeuvre de mesures ponctuelles réside dans le fait qu’elles touchent un segment spécifique de la population (p. ex. les ménages à bas revenus ou les ménages plus aisés, etc). C’est la raison pour la-quelle elles font logiquement l’objet de contestations de sa part.

Par contre, la mise en oeuvre d’une réduction linéaire des dépenses publiques cor-respondrait à un effort collectif de la population au sens large pour rétablir l’équilibre des finances publiques. De ce fait, la Chambre des Métiers propose la détermination d’un objectif budgétaire d’après lequel les dépenses publiques se-raient réduites de façon linéaire, hormis toutefois les dépenses d’investissement. En effet, ces dernières subiront d’ores et déjà en 2013 une baisse de l’ordre de 9%. Par ailleurs, les investissements contribuent au renforcement de la compétitivité.

Une telle mesure déclenchera une radiographie de l’ensemble des dépenses, de même qu’une remise en question des méthodes de travail et d’organisation, ainsi que des subventions et des aides étatiques. Ce «screening» devrait avoir pour ob-jectif de rechercher le potentiel d’économies dans les divers postes budgétaires en distinguant entre l’utile et le nécessaire, d’un côté, et les «nice to have» de l’autre côté. Le potentiel pourrait être exploité sans pour autant priver les ménages néces-siteux des aides dont ils ont besoin et sans pénaliser outre mesure les entreprises dépendant de la demande intérieure.

Le Gouvernement effectue un pilotage à vue et se montre réticent à implémenter des réformes structurelles

Des prises de décisions contradictoires les unes par rapport aux autres, une atti-tude plutôt attentiste en ce qui concerne les finances publiques se traduisant no-tamment par des tergiversations quant à l’opportunité de prendre des mesures de consolidation et quant au contenu de celles-ci montrent que le Gouvernement n’effectue en fin de compte qu’un pilotage à vue. Des exemples concrets illustrant cette politique ne manquent pas.

La décision d’abolir la contribution de crise est prise 7 mois après son entrée en vi-gueur. La mise en oeuvre de l’accord salarial dans la fonction publique est reportée 9 mois après sa signature. A peine 1 semaine après sa présentation, les groupes parlementaires majoritaires annoncent des amendements au projet de budget de l’Etat.

De même la politique économique sous-jacente aux mesures de consolidation est incohérente. Ainsi, les taux de la bonification d'impôt pour investissement sont augmentés en 2011 pour être revus à la baisse en 2013, alors que cet instrument devrait stimuler l’investissement privé. Enfin, l’introduction d’un impôt minimal pour les entreprises est contraire à une politique de promotion de l’esprit d’entreprise et de soutien des PME, en touchant de manière disproportionnée ces dernières.

La Chambre des Métiers s’oppose à l’instauration d’un impôt minimal, alors qu’il pénalise davantage des PME d’ores et déjà fragilisées par de piètres résultats fi-nanciers.

Le Gouvernement démontre une fois de plus sa réticence à vouloir mettre en oeuvre des réformes structurelles, d’ailleurs recommandées par le Conseil de l’Union européenne. Elles concernent notamment l’assainissement des finances publiques, le financement à long terme du régime de pensions et la formation des salaires.

Si des mesures ont été prises dans les prédits domaines, et même si elles vont dans la bonne direction, elles manquent toutefois largement de mordant pour être à la hauteur des défis. La «réforme» du régime de retraites en constitue un bon exemple, puisqu’elle n’aura pour effet que de repousser de quelques années le «mur des pensions».

Par conséquent, le Gouvernement ne respecte pas le principe de solidarité intergé-nérationnelle en pratiquant une politique du court terme sur le dos des générations futures.

Mettre en oeuvre une politique de relance économique

La Chambre des Métiers est d’avis qu’il faut entamer une politique de relance éco-nomique, notamment en simplifiant les procédures d’autorisation, une mesure sans incidence budgétaire. La table ronde annoncée par le Premier Ministre dans son discours sur l’état de la nation sera la chance ultime pour achever des progrès en la matière.

En matière de politique du logement, il s’agirait de débloquer l’offre de logements en réduisant la complexité et les délais des procédures d’autorisation, de même qu’en prenant des mesures destinées à contrer la pénurie de terrains à bâtir. Une approche similaire peut être adoptée pour la réalisation d’autres investissements, comme par exemple l’implantation d’entreprises et la construction d’infrastructures publiques. Les avantages d’une telle démarche seraient multiples.

Du point de vue économique, des procédures plus souples et des délais raccourcis amélioreront la compétitivité de l’économie. En augmentant l’offre immobilière ré-sidentielle, il serait possible de réduire la pression sur les salaires, générée par la hausse rapide et continue des prix du logement.

Sur le plan social, une activité accrue contribuera à assurer ou développer l’emploi du secteur de la construction. De surcroît, l’accès au logement serait facilité par une meilleure maîtrise des prix.

Les finances publiques sortiraient également gagnantes d’une telle démarche, alors que l’amélioration de la compétitivité et la stimulation de l’activité du secteur de la construction assureront des recettes fiscales supplémentaires.

Pour de plus amples informations au sujet de l'avis de la Chambre des Métiers sur le projet de loi concernant le budget des recettes et des dépenses de l’Etat pour l’exercice 2013, n'hésitez pas à contacter Norry DONDELINGER au 42 67 67 257 ou par e-mail à norry.dondelinger@cdm.lu

26.11.2012
CAMPAGNE « TRAJET, SECURISONS-LE ! » - Module 6

L’UEL, en partenariat avec l’Association d’assurance accident et forte de la participation d’acteurs nationaux, a lancé une nouvelle version de l’action « TRAJET, sécurisons-le ! » à l’occasion du 6ème Forum de la sécurité et de la santé au travail qui s'est déroulé le 24 avril 2012 à Luxexpo. Le but de la campagne est de sensibiliser les entreprises et leurs salariés à l’adoption d’un comportement responsable et préventif en circulation routière.

La campagne offre 12 modules regroupant différents thèmes pouvant utilement être promus au sein des entreprises à raison d’un module par trimestre par exemple ou selon un rythme choisi par l’entreprise. Ces modules peuvent être téléchargés du site www.securite-sante.lu.

Le sixième module porte sur « LA VITESSE ADAPTEE ».

Excessive ou inadaptée, la vitesse intervient dans un accident mortel sur deux. Pour rester maître de son véhicule, il faut adapter la vitesse aux conditions de la circulation, aux conditions climatiques, au chargement de la voiture, à l’état des pneus, etc.

LA DISTANCE D’ARRET

Il est important de garder ses distances par rapport au véhicule qui précède pour éviter une collision. La distance d’arrêt d’un véhicule correspond à la distance parcourue pendant le temps de réaction du conducteur à laquelle s’ajoute la distance de freinage. Le laps de temps qui s’écoule entre la perception de l’information et le début de freinage s’appelle le temps de réaction dont la durée est estimée à 1 seconde. Celle-ci peut être plus longue si le conducteur est fatigué, alcoolisé, distrait, etc. Pendant le temps de réaction, le véhicule continue à la même vitesse et parcourt une distance appelée distance de réaction. A la distance de réaction s’ajoute la distance de freinage, c.-à-d. la distance parcourue entre le moment où commence le freinage et le moment où le véhicule s’arrête. Si la vitesse est doublée, alors la distance de freinage est quadruplée.

Saviez-vous que …

Plus la vitesse augmente,

plus le champ de vision du conducteur diminue. A 130 km/h, le champ de vision n’est plus que de 30°, on parle alors de vision en « tunnel ». plus la distance d’arrêt augmente. plus la fatigue s’installe. Traiter un grand nombre d’information en un minimum de temps et adapter en permanence sa vision induit un stress important qui entraîne fatigue et perte de vigilance. plus l’accident est grave. plus la consommation de carburant augmente.

Quelques conseils

Adapter constamment la vitesse à l’environnement (voie de circulation, conditions météo, etc.). Veiller à maintenir en permanence une distance de sécurité suffisante par rapport au véhicule qui précède. Entretenir le véhicule : pneus et plaquettes de freins sont à vérifier régulièrement. LA PLUIE

La pluie réduit l’adhérence des pneus à la chaussée

Les distances de freinage s’allongent. Le véhicule tient moins bien sur la route dans les virages. Les roues risquent de patiner lors d’un démarrage trop brusque.

La chaussée est particulièrement glissante lorsque la pluie survient après une longue période de temps sec, car l’eau se mélange aux poussières pour former une sorte de mousse blanche (verglas d’été).

La pluie réduit la visibilité

Des gouttes de pluie se déposent sur toutes les vitres et les rétroviseurs. Il fait sombre et les contrastes diminuent. Il est recommandé d’allumer les feux de croisement pour être mieux vu et pour mieux voir. La conduite sous la pluie est plus fatigante parce qu’une plus grande attention est exigée.

Quelques conseils

Réduire la vitesse. Augmenter la distance de sécurité entre le véhicule et celui qui précède. Prévoir une distance de freinage plus longue. Sur route mouillée, la distance de freinage peut passer du simple au double. Avoir toujours les essuie-glaces en bon état. Eviter l’aquaplaning en réduisant la vitesse. LA NEIGE ET LE VERGLAS

La neige, même fondante, rend la chaussée glissante. Quant au verglas, il se forme en présence d’humidité quand la température de la chaussée se situe en dessous de 0°. Tel peut être le cas même quand le thermomètre de bord indique une température de l’air supérieure à 0°.

Quelques conseils

Débarrasser les vitres, rétroviseurs, feux et plaques d’immatriculation de toute neige et de givre. Enlever également la neige sur le toit du capot du véhicule. Allumer les feux de croisement. Eviter les accélérations et les freinages brusques. Equiper le véhicule de pneus d’hiver. Freiner avec le moteur et rétrograder doucement à temps. Lorsque les chaînes sont obligatoires, ne pas attendre d’être immobilisé par la neige pour les monter. Fixer les chaînes au moins sur les roues motrices, les retendre après quelques kilomètres et rouler à allure très réduite. LE BROUILLARD

Le brouillard induit 3 types d’effets d’optique, à savoir

l’extinction, c.-à-d. la disparition visuelle de l’obstacle ; l’effet de halo qui entoure notamment les sources lumineuses ; l’effet de voile qui atténue la netteté de l’obstacle en le rendant flou.

Le brouillard modifie l’appréciation des distances et perturbe les repères.

Quelques conseils

Adapter la vitesse à la visibilité. Allumer les feux de brouillard. Garder un intervalle de sécurité considérablement augmenté, surtout si la visibilité est nulle au-delà du véhicule qui précède. Lorsque le brouillard est dense, la conduite nécessite une plus grande attention. La fatigue visuelle et nerveuse se fait sentir vite et il est utile de faire des pauses plus souvent. Ne pas dépasser dans le brouillard : il masque les obstacles et supprime l’appréciation des distances. LE VENT

Une rafale de vent provoque un écart de trajectoire, surtout lors du passage d’une zone abritée à une zone exposée, ou lors du dépassement d’un autre véhicule. Ce danger se présente particulièrement sur un pont, à la sortie d’un tunnel ou d’une forêt, etc.

Quelques conseils

Pour limiter les effets du vent, il importe de réduire la vitesse et de tenir fortement le volant. En dépassant un deux-roues, maintenir un espace latéral plus grand pour prévenir d’éventuels écarts de trajectoire qui peuvent se produire sous l’effet de bourrasques.

Prochain module : « L’ARRIMAGE » Pour plus d’informations : www.trajet.lu | E-mail : trajet@uel.lu

28.11.2012
Bilan positif pour les Journées Création et Développement d'Entreprises

L'édition 2012 des Journées Création et Développement d'Entreprises s'est tenue du 13 au 28 novembre. Cette série de manifestations est organisée depuis 2006 en alternance par la Chambre des Métiers et la Chambre de Commerce sous le patronage du Ministère des Classes Moyennes et du Tourisme et du Ministère de l’Economie et du Commerce extérieur.

Ces Journées d'information ont permis à tous ceux qui veulent créer, reprendre ou développer une entreprise de rencontrer toutes les structures de conseil, d'accompagnement et de financement et de faire le plein d’informations pour réaliser leur projet d’entreprise.

L'édition de cette année a été marquée par 13 événements - dont cinq organisés par la Chambre des Métiers – et a connu un franc succès: plus de 1.200 inscriptions ont ainsi pu être enregistrées.

L’évènement phare des Journées Création et Développement d’Entreprises a été la « Nocture des Guichets Uniques », concept d’entretiens personnalisés sur rendez-vous, qui a permis à 120 personnes, créateurs ou repreneurs d’entreprises, ou chef d’entreprises souhaitant se développer, de rencontrer des conseillers de tous les domaines d’activités entre 17h à 21h.

Bien évidemment les guichets uniques physiques que sont Contact Entreprise de la Chambre des Métiers concernant l’artisanat, et Espace Entreprise de la Chambre de Commerce concernant le commerce et l’industrie sont tous les jours à disposition des personnes intéressées par l’indépendance et qui ont besoin d’assistance et de conseil.

La prochaine édition est d’ores et déjà prévue l’année prochaine à la même époque.

Découvrez ici les Journées Création et Développement d'Entreprises 2012 en images!

29.11.2012
Relèvement du salaire social minimum au premier janvier 2013: Une hausse du coût du travail non-qualifié qui exacerbera le chômage et détériorera davantage encore la compétitivité
Communiqué de presse du 28 novembre 2012

La Chambre de Commerce et la Chambre des Métiers viennent d’émettre leur avis commun concernant le projet de loi  prévoyant une augmentation du salaire social minimum (SSM) de 1,5% à partir du 1er janvier 2013, pour le porter à 1.874,19 EUR (SSM non-qualifié), respectivement à 2.249,03 EUR (SSM qualifié). Les deux Chambres professionnelles tirent la sonnette d’alarme face à cette nouvelle hausse du coût du travail. Elle fait fi du contexte économique général du Luxembourg, pénalisera avant tout les couches les plus vulnérables de la population, au lieu de les soutenir, et augmentera le chômage au Luxembourg.

Le niveau particulièrement élevé du SSM actuellement en vigueur au Luxembourg pose d’importants problèmes, notamment en termes d'employabilité des personnes résidentes sans qualification. En effet, l’augmentation du coût de la main-d’œuvre la moins qualifiée n’incitera pas les entreprises à embaucher ces personnes, mais plutôt à recourir à des travailleurs plus qualifiés, notamment en provenance de la Grande Région. Dès lors, le relèvement du SSM risque d’aggraver davantage à l’avenir les difficultés éprouvées par les résidents non ou peu qualifiées lors de la recherche d’un emploi.

En effet, dans la mesure où bon nombre de personnes non qualifiées ont d’ores et déjà une productivité inférieure au salaire minimum, l’augmentation du niveau du SSM au 1er janvier 2013 n’aura pour autre conséquence que l’accroissement du nombre de chômeurs potentiels, de fragiliser davantage la cohésion sociale et de créer une brèche sérieuse à l’objectif politique visant à intégrer prioritairement les personnes non ou peu qualifiées sur le marché du travail.

D’une manière plus générale, le projet de loi constitue une nouvelle illustration que le Luxembourg ne parvient pas à  adapter et à ajuster la capacité redistributive de l’économie en fonction de sa capacité productive. Or, cette capacité est une condition de fond de tout développement socio-économique qui se veut durable. Le Luxembourg doit se rendre à l’évidence qu’une période de six ans sans croissance (2008-2013) est incompatible avec des automatismes réglementaires qui renchérissent de 17,9% le coût du travail dans le chef des salariés rémunérés au voisinage du SSM (soit 5 tranches indiciaires de 2,5% et trois relèvements du SSM, à savoir 2,0% (2009), 1,9% (2011) et 1,5% (2013)). L’augmentation du SSM, qui n’est qu’une faculté selon la loi, est ainsi devenue en réalité un automatisme réglementaire, ce qui constitue une nouvelle illustration de l’insuffisance des efforts du Gouvernement visant à résoudre les problèmes structurels du pays.

Le Luxembourg est parmi les pays d’Europe qui connaissent la plus forte proportion de salariés payés au salaire minimum. Une telle situation traduit un dysfonctionnement profond du marché du travail, dans la mesure où une proportion importante de salariés est rémunérée dans des conditions qui ne sont pas les conditions normales du marché. D’une part, la conséquence directe du niveau élevé du SSM entraîne mécaniquement un nombre croissant de salariés peu ou pas qualifiés à être « rattrapés » par le salaire minimum. Pourtant, il est évident pour l’ensemble des acteurs économiques qu’il n’est jamais positif que les mécanismes de marché ne jouent que sur une partie réduite du marché. D’autre part, ce « dirigisme salarial » est accentué par l’effet d’entraînement sur les salaires moyens ou supérieurs qu'induisent les conditions de rémunération dans la fonction publique. Une partie croissante des rémunérations relève dès lors de décisions ou mécanismes d’ajustement étrangers au monde des entreprises. Une telle situation n’est pas tenable dans une économie de marché aussi ouverte que celle du Luxembourg, qui comporte par définition une grande partie d’entreprises qui sont des « price takers ».

Par ailleurs, en termes de cohésion sociale, le rapport Fontagné sur la compétitivité de l’économie luxembourgeoise de fin 2004 relève que, si la proportion de salariés rémunérés au salaire minimum est importante, le SSM ne parvient pas à remplir son objectif de redistribution. Cette analyse rejoint entièrement celle des deux Chambres professionnelles. Les mécanismes de redistribution ne sont efficaces que lorsqu’ils sont ciblés. En pratique, le seul effet d’une augmentation du SSM consiste à accroître la proportion de la population active qui se trouve exclue des conditions normales du marché du travail.

Les deux Chambres professionnelles pourraient par contre soutenir l’introduction d’un « Salaire Minimum Formation ». Dans ce contexte, la différence entre le seuil inférieur de productivité retenu pour les salariés non-qualifiés et le SSM serait versée par l’Etat, sur production d’un certificat de participation à une formation qualifiante pour 20% du temps de travail, par exemple. Dès lors, la formation serait financée par l’Etat en débitant le chéquier formation de l’intéressé. Ce système permettrait ainsi surtout aux travailleurs non-qualifiés d’améliorer leur employabilité et d’accroître leur productivité au sein des entreprises.

Dans le contexte du SSM et des relèvements réguliers afférents, l’argument du coût élevé du logement est souvent avancé. Si des aides ciblées au logement des salariés les plus démunis peuvent être justifiées, les deux Chambres professionnelles plaident surtout pour des mesures visant à soutenir l’offre de logements, afin de rétablir l’équilibre entre la demande et l’offre sur le marché immobilier. Cet équilibre fait défaut actuellement et cet état de fait est largement responsable des prix élevés sur le marché du logement.

En dernier lieu, l’adaptation du SSM incite inévitablement les bénéficiaires de salaires bas ou même moyens à revendiquer des hausses conséquentes de leur propre niveau de salaire. Il s’ensuit donc une tendance à la hausse généralisée de l’ensemble des salaires, une nouvelle dégradation de la compétitivité-coût et prix et, finalement, un impact néfaste en termes d’inflation. Il est par ailleurs évident que la hausse du SSM aura des répercussions non négligeables sur les coûts de production des secteurs qui emploient un grand nombre de salariés rémunérés au SSM. Les autorités doivent donc, dans un tel contexte, renoncer à une mesure qui, en pénalisant les secteurs les plus intensifs en emplois, ne peut qu’induire un risque élevé d’accroissement de l’exclusion et de l’inactivité.

Retrouvez ici l'avis de la Chambredes Métiers

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